ZÉRO FISTULE OBSTÉTRICALE AU BÉNIN
À travers le projet Zéro fistule obstétricale au Bénin, la Fondation Claudine
Talon s’engage depuis 2017 à réduire le nombre de femmes porteuses de fistule
obstétricale en facilitant leur opération et en les appuyant dans leur réinsertion
socio-économique.
Constat
Projet en bref
Pour aider ces femmes, la Fondation Claudine Talon agit sur trois volets :
La recherche et le dépistage des femmes susceptibles d’avoir une fistule obstétricale : pour les identifier, la Fondation s’appuie sur des ONG partenaires et sur des milliers d’acteurs clés qui sont en contact régulier avec la population. Ces femmes sont ensuite dépistées par des médecins spécialisés pour confirmer le diagnostic.
L’organisation de chirurgies réparatrices et la prise en charge pré et post-opératoire des femmes porteuses de fistule obstétricale : l’acte opératoire est financé par l’ONG Artémédis.
La réinsertion socio-économique des femmes guéries par la mise en place d’une activité génératrice de revenus : les femmes opérées de la fistule obstétricale effectuent leur séjour post-opératoire dans un des trois centres d’accueil de la Fondation situés à Cotonou, à Parakou et à Tanguiéta. Durant leur convalescence, elles bénéficient de formations artisanales diverses ainsi que de notions en gestion. En fin de formation, elles reçoivent des intrants permettant la mise en place d’une activité professionnelle et un fonds de roulement. De retour chez elles, les femmes sont suivies pendant un an par les ONG partenaires. Celles-ci s’assurent qu’elles respectent les recommandations médicales et qu’elles sont réinsérées dans leur communauté. Elles les accompagnent également dans la mise en œuvre de leur activité économique.
À ce jour, la Fondation Claudine Talon est la seule institution à prendre en charge la réinsertion socio-économique des femmes guéries de la fistule obstétricale au Bénin.
© Fondation Claudine Talon
Réalisations marquantes 2024
Organisation de missions de chirurgie réparatrice et accompagnement des femmes guéries
Trois missions ont été menées, permettant d’opérer 127 femmes atteintes de fistule obstétricale. Parmi elles, 100 ont été guéries, et 88 de ces femmes ont ensuite bénéficié d’un accompagnement pour lancer une activité génératrice de revenus. Par ailleurs, les ONG partenaires ont réalisé 428 suivis auprès des femmes soutenues dans le cadre de ce projet.
La Fondation Mérieux et la CEDEAO ont contribué à la réinsertion socio-économique des femmes guéries.
Formation de relais communautaires et d’acteurs clés
Pour toucher davantage de femmes porteuses de la fistule obstétricale, la Fondation a formé plus de 3 200 relais communautaires, leaders communautaires et agents sociaux et sanitaires. Ces sessions de formation se sont déroulées dans les départements du Borgou, de l’Alibori et de l’Atlantique.
Accompagnement psychologique des femmes bénéficiaires
Une psychologue accompagne les femmes bénéficiaires tout au long de leur parcours : du dépistage à l’opération, puis dans les centres d’accueil où elles préparent leur retour à la vie sociale et professionnelle. Ce soutien leur permet de retrouver confiance en elles, de briser l’isolement et d’envisager un nouvel avenir avec sérénité.
Célébration de la Journée mondiale pour l’élimination de la fistule obstétricale
Le 23 mai, 60 femmes guéries ont participé à une journée de partage et de convivialité, marquée par des visites culturelles, des activités en plein air et un repas festif, symbolisant leur nouveau départ dans la vie.
Chiffres clés de 2017 à 2024
1 281
Femmes dépistées
803
Femmes opérées
611
Femmes guéries
76
% de guérison
522
Femmes appuyées dans la mise en place d’une activité génératrice de revenus
12
Départements impactés
Que sont-ils devenus ?
© Fondation Claudine Talon
Élise HOUNDJE, femme guérie de la fistule obstétricale, Ouidah
Quand j’ai commencé à ressentir les douleurs de l’accouchement, je suis allée rapidement à l’hôpital. Mais les médecins ont tardé à me prendre en charge. Après une journée et une nuit sur la table d’accouchement, j’ai été opérée, mais mon enfant était mort-né.
À ma sortie de l’hôpital, j’ai remarqué une fuite d’urine. Malgré une sonde posée, rien n’a changé. Après trois mois sans solution, nous sommes rentrés chez nous, et la perte d’urine a duré deux ans. Pendant ce temps, mon mari est décédé, et ma belle-famille m’a mise à la porte.
Je vivais isolée, avec les mouches qui me suivaient partout à cause de l’odeur. Je n’allais plus à l’église et j’avais honte de sortir, car mes amis se moquaient de moi. J’ai même pensé mettre fin à mes jours.
Un jour, j’ai entendu parler de la Fondation Claudine Talon. J’étais sceptique après avoir essayé de nombreux remèdes sans succès, mais j’ai décidé d’appeler. On m’a demandé de venir, et ma mère m’a accompagnée.
À l’hôpital, j’ai reçu une bonne prise en charge. Après l’opération, les médecins venaient vérifier régulièrement que tout allait bien. J’ai ensuite rejoint le centre d’accueil de la Fondation, où j’ai appris à fabriquer du savon et d’autres produits. Lors de notre sortie, nous avons reçu des pagnes et un diplôme pour la formation reçue.
La Fondation m’a offert tout le nécessaire pour reprendre mon activité de vente de bouillie et de beignets. De retour chez moi, leurs équipes venaient s’assurer que tout allait bien, ce qui me rendait très heureuse.
J’ai pu renouer avec ma communauté. Quand ma tante m’a demandé si mon problème était résolu, je lui ai répondu que j’étais guérie grâce à la Fondation Claudine Talon.
À toutes les femmes souffrant de cette maladie, je veux dire que la fistule obstétricale n’est pas une honte. Parlez-en pour recevoir de l’aide. Vous pouvez guérir.
© Fondation Claudine Talon
Orou Koto KORA, relais communautaire, Sinendé
Nous sommes 118 relais communautaires dans la commune de Sinendé, formant un pont entre les centres de santé, les agents de santé et les populations. Notre rôle est de prévenir et d’orienter les cas suspects vers les structures adaptées.
Grâce à cette formation, j’ai appris ce qu’est la fistule obstétricale. Avant, nous tombions parfois sur des cas lors de nos visites, sans savoir de quelle maladie il s’agissait, car nous n’étions pas formés. Désormais, nous savons comment identifier rapidement les signes et transmettre l’information pour une prise en charge efficace.
Ce qui m’a le plus marqué, c’est le témoignage des femmes guéries. Cela montre que la fistule n’est pas une fatalité, et qu’on peut en guérir.
Je lance un appel aux communautés : ne stigmatisez pas ces femmes. Informons-les et aidons-les. En tant que relais, nous allons continuer à les repérer, à dialoguer avec elles et à les orienter.
Francis ZONDJI, relais communautaire, Sékou
Avant cette formation, on entendait parler d’une « maladie de l’urine » à la radio, mais on ne comprenait pas bien. Une proche que je connaissais en souffrait et avait dû aller jusqu’à Lomé pour se faire opérer, car il n’y avait pas de solution ici au Bénin.
Aujourd’hui, nous avons appris que la Fondation Claudine Talon propose un projet complet pour soigner les femmes atteintes de fistule obstétricale. Elles sont prises en charge gratuitement, soignées, et passent leur convalescence dans des centres où elles sont aussi formées. Ensuite, elles reçoivent un accompagnement pour démarrer une activité génératrice de revenus.
Ce qui m’a le plus marqué, c’est l’importance de suivre sa grossesse et d’accoucher à l’hôpital. Accoucher à la maison ou avec quelqu’un qui n’est pas un agent de santé augmente les risques d’apparition de cette maladie. Nous devons sensibiliser les populations pour qu’elles changent leurs comportements.
Avec ce que nous avons appris, nous pourrons orienter les femmes vers la Fondation pour qu’elles puissent guérir. C’est notre engagement.
Souley YAROU, président des tradipraticiens, Sinendé
En tant que tradipraticien, je connaissais cette maladie, mais je ne savais pas d’où elle venait. Aujourd’hui, j’ai enfin compris. Ce qui m’a le plus touché, c’est que cette maladie est guérissable. Avant, des femmes de mon quartier en sont mortes faute de soins, et c’était tellement malheureux.
Je souhaite qu’aucune femme ne soit encore victime de cette maladie. Je lance un appel à mes collègues tradipraticiens : si nous rencontrons une femme atteinte, nous devons l’envoyer à l’hôpital. Cette maladie ne peut être guérie sans une opération.
Foire Aux Questions
Bon à savoir
LUTTE CONTRE LES CANCERS DE L’ENFANT
Depuis 2022, la Fondation Claudine Talon œuvre pour offrir des soins de qualité aux enfants atteints de cancer au Bénin.
Constat
Projet en bref
Pour lutter contre cette inégalité, la Fondation Claudine Talon a construit et a mis en service en 2022 le premier centre médical public du Bénin dédié aux cancers pédiatriques à Porto-Novo au sein du Centre Hospitalier Universitaire Départemental de l’Ouémé et du Plateau. Au total, 32 enfants peuvent y être hospitalisés et 5 peuvent y être traités en soins ambulatoires.
Comme l’ensemble des structures sanitaires construites par la Fondation, l’unité d’oncologie pédiatrique a été reversée au patrimoine de l’État. La Fondation continue cependant de lui apporter un appui matériel et financier.
Elle appuie financièrement le volet diagnostic, en prenant en charge les bilans médicaux et l’acquisition de matériels adaptés. La Fondation soutient également le volet thérapeutique en fournissant des médicaments, des équipements de soins et en prenant en charge les actes chirurgicaux. De plus, elle assure une prise en charge nutritionnelle gratuite pour tous les enfants affectés. Enfin, la Fondation s’engage dans la sensibilisation des professionnels de santé et des communautés locales dans plusieurs départements du Bénin.
Des familles venant de tout le Bénin se rendent dans ce centre unique de prise en charge des cancers pédiatriques. Consciente des défis logistiques et financiers auxquels ces familles sont confrontées, la Fondation Claudine Talon a construit et a mis en service en 2023 une Maison des parents à proximité de l’hôpital. Ce lieu d’accueil comprend 22 studios, un réfectoire et une salle de jeux, offrant ainsi un environnement chaleureux et apaisant aux familles. La Fondation assure intégralement la gestion de cette maison. Tous les services proposés, y compris la restauration, sont entièrement gratuits.
En collaboration avec le Groupe Franco-Africain d’Oncologie Pédiatrique, la Fondation poursuit ses efforts pour renforcer les capacités locales en oncologie pédiatrique, à travers des formations et des appuis techniques.
© Fondation Claudine Talon
Réalisations marquantes 2024
Soutien aux enfants atteints de cancer
En 2024, 149 enfants atteints de cancer ont été pris en charge. Pour ceux dont les familles habitent loin ou n’ont pas de solution d’hébergement à Porto-Novo, la Maison des parents a accueilli 85 enfants, leur offrant un lieu de vie proche de l’hôpital pour poursuivre leurs soins dans les meilleures conditions.
Renforcement en équipements médicaux
Pour améliorer la prise en charge des patients et les conditions de travail du personnel, la Fondation Claudine Talon a renforcé l’unité d’oncologie pédiatrique en mettant à disposition des équipements médicaux ainsi que du mobilier.
Formation du personnel médical de l’unité d’oncologie pédiatrique par le Groupe Franco-Africain d’Oncologie Pédiatrique
Avec l’appui de la Fondation, le Groupe Franco-Africain d’Oncologie Pédiatrique a dispensé une formation au personnel médical sur la gestion de la douleur et les soins palliatifs. Celle-ci a permis de renforcer la qualité des soins offerts aux enfants malades.
Mise en place d’un soutien scolaire aux enfants
Afin de limiter l’impact des traitements médicaux sur la scolarité des enfants malades, la Fondation a mis en place un soutien scolaire à la Maison des parents. Cet accompagnement pédagogique, adapté au rythme et aux besoins de chaque enfant, leur permet de poursuivre leur apprentissage malgré leur traitement. Les enfants maintiennent ainsi un lien avec l’école et augmentent ainsi leurs chances de pouvoir la réintégrer une fois leur traitement terminé.
Célébration de la Journée mondiale contre le cancer
À l’occasion de la Journée mondiale contre le cancer le 4 février, la Fondation Claudine Talon a organisé la diffusion d’une émission télévisée afin de sensibiliser le grand public aux signes d’alerte chez l’enfant. L’objectif principal de cette initiative était d’encourager une prise en charge précoce des enfants atteints de cancer. L’émission a également permis de présenter l’unité d’oncologie pédiatrique et la Maison des parents.
Célébration de Noël
La Fondation a organisé un Noël festif pour les enfants en traitement et leurs familles. Les enfants ont préparé et présenté leur propre spectacle, mettant en avant leur créativité et leur enthousiasme. La journée a également été rythmée par des ateliers manuels, un repas convivial, et une visite surprise du Père Noël, offrant à tous un moment de joie.
Soutien de la Fondation Mérieux pour la restauration des enfants et des parents
La Fondation Mérieux a subventionné 31 488 repas pour les enfants atteints de cancer ainsi que leurs parents hébergés à la Maison des parents.
Chiffres clés de 2022 à 2024
335
enfants atteints de cancer pris en charge
109
enfants hébergés à la Maison des parents
Que sont-ils devenus ?
© Fondation Claudine Talon
Etienne, enfant pris en charge, Porto-Novo
Un jour, j’étais à une fête avec mes parents et je me sentais comme paralysé. Mon papa m’a amené à l’hôpital, mais même après des traitements, ça n’allait pas. Un autre médecin nous a dit d’aller à l’hôpital de Porto-Novo. J’avais des boules qui gonflaient dans le dos et dans le cou, je ne pouvais plus marcher ni sortir.
Après les traitements à Porto-Novo, ça allait un peu mieux, alors je suis allé à la Maison des parents juste à côté. Là-bas, je reste pour suivre mes soins. On peut jouer avec d’autres enfants et on nous apprend à lire et à écrire. Je mange bien aussi, mon repas préféré, c’est le cassoulet !
Je dis merci à Madame Claudine Talon, aux docteurs, au professeur et aux gardemalades. Maintenant que je vais mieux, je rêve de devenir Président de la République.
© Fondation Claudine Talon
Emmanuel, enfant pris en charge, Cotonou
Je jouais au foot avec mes amis, j’étais défenseur. En bloquant le ballon avec mon pied pour empêcher un but, j’ai ressenti une douleur. Trois jours plus tard, une boule est apparue. J’ai prévenu mes parents qui ont cru que ça allait passer. La boule a continué à grossir. Ce n’est qu’après que nous avons compris que ce n’était pas le coup qui avait causé le problème, mais qu’il avait révélé un cancer déjà présent.
Mes parents m’ont d’abord emmené voir des guérisseurs, mais cela n’a rien changé. Finalement, on nous a orientés vers le CNHU, où j’ai passé des examens. De là, on m’a envoyé à l’hôpital de Porto-Novo, au service d’oncologie pédiatrique. Après d’autres analyses, on m’a annoncé que j’avais un cancer.
J’ai commencé la chimiothérapie, et mon pied a diminué de volume. Mais malheureusement, mon pied était trop abîmé, et le 3 décembre 2023, les médecins ont dû m’amputer.
Depuis, j’ai continué ma chimiothérapie et j’ai été logé à la Maison des parents. Là, tout va bien. J’ai des amis avec qui je peux jouer et rigoler. On se sent bien ensemble.
Foire Aux Questions
Bon à savoir
LUTTE CONTRE LE CANCER DU COL DE L’UTÉRUS
Depuis 2019, la Fondation Claudine Talon agit contre le cancer du col de l’utérus en facilitant à la fois le dépistage précoce et le traitement des lésions précancéreuses.
Constat
Projet en bref
La Fondation Claudine Talon s’est engagée dès 2019 dans la lutte contre le cancer du col de l’utérus en prenant part au projet pilote Care4Afrique. Les résultats de la phase pilote étant encourageants, la Fondation a décidé de poursuivre l’initiative en 2021 en mettant en place un projet durable de dépistage et de traitement des cellules précancéreuses du col de l’utérus à travers 11 centres de santé partenaires situés à Cotonou et à Parakou.
Depuis juillet 2023, la Fondation a franchi une nouvelle étape dans la lutte contre le cancer du col de l’utérus en permettant le dépistage gratuit des femmes de 25 à 65 ans par la méthode HPV, le test le plus performant pour détecter le virus à l’origine de cette maladie.
Depuis cette année, le Bénin participe à la phase II du programme SUCCESS (Scale Up Cervical Cancer Elimination with Secondary Prevention Strategy), financé par Unitaid et Expertise France, afin de renforcer la prévention du cancer du col de l’utérus. Le projet porté jusqu’à présent par la Fondation Claudine Talon est désormais intégré à SUCCESS II, faisant de la Fondation un partenaire du programme.
© Fondation Claudine Talon
Réalisations marquantes 2024
Participation à la conférence AFRAVIH 2024
La Fondation Claudine Talon a pris part à la conférence AFRAVIH 2024 à Yaoundé, au cours de laquelle Unitaid et Expertise France ont lancé officiellement la phase II de SUCCESS.
Démarrage de SUCCESS II
Le programme SUCCESS II a démarré au Bénin en mai. Il appuiera 40 centres de santé répartis dans 5 départements, incluant les 11 centres partenaires de la Fondation, afin d’élargir l’accès gratuit au dépistage et au traitement des lésions précancéreuses.
Don de kits de dépistage HPV
SIPI Bénin a fait don de 209 kits de dépistage HPV, contribuant ainsi à renforcer la lutte contre le cancer du col de l’utérus au Bénin.
Chiffres clés de 2019 à 2024
33 157
femmes dépistées (34 % par HPV et 66 % par IVA/IVL)
2 074
femmes ayant des cellules précancéreuses
1 443
femmes traitées
11
structures sanitaires partenaires
Foire Aux Questions
Bon à savoir
APPUI À L’AGENCE NATIONALE POUR LA TRANSFUSION SANGUINE
À travers le projet Appui à l’Agence Nationale pour la Transfusion Sanguine, la Fondation Claudine Talon contribue depuis 2022 à l’effort national de collecte de sang.
Constat
Projet en bref
Pour contribuer à la réduction de ces décès évitables, la Fondation Claudine Talon a acquis et a mis en service en 2022 un camion dédié à la collecte de sang afin d’appuyer les activités de l’Agence Nationale pour la Transfusion Sanguine. Le camion est équipé pour accueillir et prélever simultanément le sang de 4 donneurs.
Le camion parcourt les départements du Bénin pour prélever du sang chez les donneurs et ainsi contribuer à les fidéliser.
Touché personnellement par la perte d’un proche à cause d’un manque de sang, l’artiste Richard Flash soutient le projet en tant qu’ambassadeur. Il participe ainsi à des séances de sensibilisation afin de mobiliser le plus grand nombre.
© Fondation Claudine Talon
Réalisations marquantes 2024
Record de poches de sang collectées
Grâce au camion de la Fondation, les collectes de sang ont donné des résultats remarquables en 2024 témoignant d’une forte mobilisation. 13 554 poches ont été recueillies lors de 172 sorties, soit une moyenne de 78 poches par collecte.Un record de 293 poches collectées a été atteint en une seule journée.
Célébration de la Journée mondiale du donneur de sang
Le 14 juin, pour la Journée mondiale du donneur de sang, une collecte a été organisée à Parakou, où 235 poches ont été obtenues. L’événement a été accompagné par Richard Flash et par 4 influenceurs, qui ont sensibilisé la population à l’importance du don de sang à travers des interventions à la radio et des animations communautaires à la Place Tabera.
Chiffres clés de 2022 à 2024
31 170
poches de sang collectées
27 916
poches de sang validées
12 786
nouveaux donneurs
424
collectes organisées avec le camion
73
poches collectées en moyenne par sortie
12
départements impactés
Que sont-ils devenus ?
© Fondation Claudine Talon
Yannel HOUNZANDJI, étudiant en 7ème année de médecine, Cotonou
C’est la première fois que je donne mon sang parce qu’avant, je n’avais pas le poids requis. Maintenant que j’ai dépassé 50 kg, je n’ai pas hésité à le faire dans le camion de la Fondation Claudine Talon. L’accueil a été chaleureux, on m’a bien accompagné, et tout s’est très bien passé.
Ce camion traverse différentes régions du pays. En plus de collecter du sang pour sauver des vies, il sensibilise la population, souvent mal informée sur l’importance du don de sang. Beaucoup ignorent que leurs proches peuvent un jour en avoir besoin. Malheureusement, cela finit parfois en fatalité.
En tant qu’étudiant en médecine, je suis souvent confronté à des situations critiques. En pédiatrie, j’ai vu des enfants atteints de paludisme avec une anémie sévère nécessitant une transfusion urgente, mais il n’y avait pas de poches disponibles. En gynécologie, des femmes ayant accouché et souffrant de complications auraient pu être stabilisées avec une seule poche de sang, mais nous n’en avons pas trouvé. Ce sont des vies que nous avons banalement perdues…
© Fondation Claudine Talon
Adam ISSIAKOU, donneur, Cotonou
J’ai une expérience personnelle avec le don de sang. À 3 ans, j’ai eu besoin d’une transfusion car j’étais gravement malade et anémié. Trouver des poches de sang avait été très difficile, mais cela m’a sauvé la vie.
Cette expérience m’a motivé à devenir donneur. J’ai commencé à donner mon sang dans le camion de la Fondation Claudine Talon. Ce camion a facilité les choses : la première fois, il s’est rendu sur mon lieu de travail, ce qui m’a permis de donner tout en travaillant.
Cette initiative mérite d’être soutenue, notamment par les jeunes. Parlons-en et agissons pour éviter que nos proches ne meurent par manque de sang !
Foire Aux Questions
Bon à savoir
RENFORCEMENT DE STRUCTURES SANITAIRES
À travers le projet Renforcement de structures sanitaires, la Fondation Claudine Talon contribue depuis 2019 à l’amélioration de l’accès à des soins de santé de qualité en construisant, en réhabilitant et en équipant des structures sanitaires.
Constat
Projet en bref
Depuis 2019, la Fondation Claudine Talon construit, rénove et équipe des structures sanitaires pour faciliter l’accès des populations à des soins de santé de qualité.
© Fondation Claudine Talon
Réalisations marquantes 2024
Appui à l’Hôpital de la mère et de l’enfant de Natitingou
À Natitingou, la Fondation construit et équipe des services essentiels au sein de l’Hôpital de la mère et de l’enfant, comprenant un service des urgences pédiatriques, un service de pédiatrie générale, une maternité et un service de néonatologie.
Chiffres clés de 2019 à 2024
18
bâtiments construits
12
bâtiments réhabilités
120
agents de santé formés
9
départements impactés
Foire Aux Questions
Bon à savoir
PRISE EN CHARGE DE LA CATARACTE
Depuis 2021, le projet Prise en charge de la cataracte vise à dépister et à traiter gratuitement les patients souffrant de cataracte.
Constat
Projet en bref
En collaboration avec le Ministère de la Santé, la Fondation Claudine Talon mène depuis 2021 sur tout le territoire des campagnes gratuites de dépistage et d’opération de la cataracte.
© Fondation Claudine Talon
Réalisations marquantes 2024
Organisation de quatre missions
La Fondation Claudine Talon a organisé 4 missions de prise en charge gratuite de la cataracte dans les départements suivants : l’Atlantique, le Borgou, la Donga et le Plateau. Ces missions ont permis à 2 474 personnes d’être consultées. Parmi elles, 917 ont été retenues pour l’évaluation préopératoire et 706 ont été opérées.
Chiffres clés de 2019 à 2024
23 093
personnes consultées
7 005
personnes retenues pour l’évaluation préopératoire
5 851
personnes opérées
12
départements impactés







