GESTION DE L’HYGIÈNE MENSTRUELLE EN MILIEU SCOLAIRE
Le projet Gestion de l’hygiène menstruelle en milieu scolaire contribue depuis 2020 à la réduction de l’absentéisme scolaire des filles à travers l’amélioration de la gestion de leur hygiène menstruelle.
Constat
Projet en bref
Le projet intervient sur 4 volets :
La recherche et le dépistage des femmes susceptibles d’avoir une fistule obstétricale : pour les identifier, la Fondation s’appuie sur des ONG partenaires et sur des milliers d’acteurs clés qui sont en contact régulier avec la population. Ces femmes sont ensuite dépistées par des médecins spécialisés pour confirmer le diagnostic.
La formation des jeunes filles sur la gestion de l’hygiène menstruelle : cette formation leur permet d’améliorer leurs connaissances et de gagner en confiance notamment en ayant une meilleure maîtrise du cycle menstruel.
La distribution gratuite d’un kit de 6 serviettes hygiéniques réutilisables en coton 100 % biologique aux jeunes filles formées : ces kits leur permettent de ne pas se tâcher et d’être plus à l’aise lorsqu’elles ont leurs règles. Ces serviettes sont fabriquées dans l’unité de production de la Fondation.
La sensibilisation des jeunes garçons afin d’éviter les moqueries et la stigmatisation des filles.
L’amélioration de l’état des toilettes des élèves grâce à la mise en œuvre de plans d’actions communautaires.
Des personnes-ressources, identifiées par les élèves au sein de ces établissements, sont également formées. Cela permet aux jeunes filles d’aborder la thématique de l’hygiène menstruelle avec un adulte référent dès le démarrage du projet et tout au long de leur scolarité. Chaque année, ces actions sont menées au sein de plusieurs établissements scolaires répartis sur divers départements.
© Fondation Claudine Talon
Réalisations marquantes 2024
Sur l’année scolaire 2023 - 2024
Sur l’année scolaire 2024 - 2025
Chiffres clés de 2017 à 2024
21 628
Filles formées
21 092
Garçons sensibilisés
118
Écoles impactées
12
Départements impactés
Que sont-ils devenus ?
© Fondation Claudine Talon
Roseline GBANNAN, animatrice du projet, Bohicon
Le projet vise à apprendre aux filles à mieux gérer leurs règles pour éviter qu’elles se tâchent à l’école et qu’elles abandonnent les classes. C’est un sujet rarement abordé dans nos communautés, et le projet est essentiel pour aider les filles à comprendre que les règles sont naturelles et non une malédiction. Les garçons, eux, apprennent à adopter un comportement respectueux.
Le projet suit plusieurs étapes. D’abord, nous formons les filles sur ce que sont les règles, les changements liés à la puberté, et comment utiliser les serviettes hygiéniques réutilisables fabriquées par la Fondation. Nous les encourageons à parler de ce sujet avec leurs parents et à soutenir leurs camarades qui pourraient être tâchées. Une deuxième formation leur apprend à calculer la durée du cycle menstruel pour mieux se préparer. Les filles du 1er cycle reçoivent un kit de 4 serviettes, et celles du 2ème cycle un kit de 6 serviettes.
Nous sensibilisons également les garçons aux règles, aux changements de leur propre corps et aux conséquences des moqueries, en les invitant par exemple à imaginer si leur sœur tâchée en était victime.
Enfin, pour les filles du 1er cycle, une troisième formation fait le rappel des deux premières avant de leur offrir un kit de 2 serviettes supplémentaires.
Depuis le début du projet, les filles sont plus à l’aise pour parler de leurs règles et exprimer leurs préoccupations. Leur confiance en elles a augmenté, et le taux d’absentéisme scolaire lié aux menstrues a considérablement baissé.
© Fondation Claudine Talon
Sandrine DEDJIHO, personne-ressource, CEG 1 Doutou
Mon rôle est de répondre aux questions des filles et de les accompagner. Nous organisons des séances interactives pendant lesquelles nous répondons à leurs préoccupations. Souvent, elles reviennent sur des sujets abordés pendant les formations, comme la façon de calculer la durée de leurs cycles menstruels.
La majorité ne se confie pas à leurs parents, alors je suis devenue une maman de substitution pour beaucoup d’entre elles, même celles qui ne sont pas dans ma classe. Certaines viennent même en ville pour me parler, car elles me font confiance.
Grâce au projet, le taux de kaki tâché a diminué, l’absentéisme aussi. Les garçons ont également pris conscience de cette réalité.







